Parole libérée …

Photo groupe Chimay 2021 – Auteur Aiguillage

Parole libérée …

Comme chaque année, les résidents de quelques institutions se sont ressourcés lors d’une retraite, une retraite tellement attendue après un temps de turbulences certes trop long. Comme chaque année, les bancs de l’église abbatiale de Notre Dame de Scourmont ont recueilli les prières de nos amis.

Natacha Coosemans


L’automne ouvre ses portes et laisse entrevoir les couleurs nouvelles dont il pare nos cadres de vie. Ce premier week-end d’octobre a dévoilé à notre petit groupe l’abbaye de Scourmont nichée dans ce splendide écrin.

Ensemble, nous avons déballé ce divin cadeau au service de notre spiritualité. Au rythme des heures, nous avons fait nôtre cette demeure qui a fait de nous ses hôtes. Elle nous a invités à nous reconnecter à nous, à Dieu, aux autres.

Cette année, ce sont les résidents de La Pommeraie et des Huit Bonniers ainsi que de la Branche d’Olivier qui ont pu se retrouver. Il est à souligner ici l’heureuse collaboration avec Foi et Lumière. En effet, Monique et Marleen sont venus gonfler les rangs des encadrants au côté de Philippe, Livia, Agnès, Claire, Thimothée et Patrick, indispensables compagnons d’une route qui se veut spirituelle.

Il faut dire que la route est toute tracée avec les moines. Immanquablement, les moines et leurs prières invitent à poser devant nous nos vies avec ce qu’elles portent et de les laisser se balloter au rythme de leurs chants transcendants. Ces prières ont habité notre week-end, nos activités, … Les diverses propositions ont permis à chacun, à chacune de libérer la parole : tantôt sous forme de photolangage, de création d’une carte-prière, tantôt dans le coloriage de mandalas. Le coloriage de mandalas a permis de se rendre là où les mots n’ont pas toujours accès. Il ouvre un espace au lieu même où tout semble figé par le deuil, la douleur. Le mouvement que trace la main partant du centre du mandala permet de se recentrer, de s’harmoniser. Les couleurs sélectionnées parlent des émotions vécues. Le mandala est un véritable moyen d’expression et permet à la personne endeuillée de nommer et de reconnaître ce qu’elle vit.

Chacun de ces temps furent prétexte à la parole qui a pu prendre toute sa place. Cette parole libératrice a été mise en résonance avec la Parole, Jésus, Verbe fait chair.

Les blessures ont trouvé support pour s’exprimer, ont trouvé consolation dans les échanges, dans les bras d’un ami, dans les larmes,… Dans cette même recherche d’un souffle nouveau, la balade organisée dans le parc a déployé son « effata », un « ouvre-toi à la vie malgré tout ».

Les prières des uns et des autres ont témoigné non seulement des déchirures, mais aussi d’une très grande foi en Jésus, consolateur, compagnon de nos traversées du désert. Une véritable leçon de foi !

Avant de clore ce modeste chapitre, le service Aiguillages tient à souligner l’accueil royal que nous font fidèlement les moines cisterciens de l’abbaye de Scourmont chaque année, et plus particulièrement l’accompagnement de Frère Gérard durant le séjour.